Catégorie : Troubles Neuro psychologique

Cette catégorie aborde les différents troubles neuropsychologiques, incluant leurs mécanismes, symptômes et impacts sur le fonctionnement cognitif et émotionnel. Vous y trouverez des informations approfondies ainsi que des approches intégratives pour mieux comprendre, prévenir et accompagner ces troubles, en privilégiant une prise en charge globale et personnalisée.

  • Neuro Psychologique

    MÉDECINE INTÉGRALE

    NEURO PSYCHOLOGIQUE

    Neuro Psychologique

    Il existe un lien de plus en plus documenté entre la dysbiose intestinale, l’activation de l’inflammasome (notamment le complexe NLRP3) et les troubles neuropsychologiques tels que la dépression, l’anxiété, les troubles cognitifs et les maladies neurodégénératives.

    Dysbiose, inflammasome et inflammation neuro-immune

    La dysbiose — déséquilibre du microbiote intestinal — peut entraîner une perméabilité accrue de la barrière intestinale, facilitant le passage de produits bactériens comme les lipopolysaccharides (LPS) dans la circulation systémique. Ces LPS activent l’inflammasome NLRP3, conduisant à la libération de cytokines pro-inflammatoires telles que l’IL-1β et l’IL-18. Ce processus favorise une neuroinflammation chronique, impliquée dans divers troubles neuropsychologiques et neurodégénératifs.

    Conséquences neuropsychiatriques

    Des études ont établi des liens entre la dysbiose intestinale et des troubles tels que :

    • Dépression majeure : activation de l’inflammasome NLRP3 et élévation des cytokines pro-inflammatoires. 
    • Anxiété et troubles du comportement : modulation de l’axe microbiote–inflammasome–cerveau influençant les comportements anxieux et dépressifs. 
    • Schizophrénie, troubles bipolaires et autisme : altérations du microbiote intestinal associées à ces pathologies.
    • Maladies neurodégénératives : implication de l’inflammasome dans des conditions telles que la sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

    Mécanismes sous-jacents

    Les mécanismes impliqués comprennent :

    • Activation de l’inflammasome NLRP3 par des signaux de danger associés à la dysbiose.
    • Libération de cytokines pro-inflammatoires (IL-1β, IL-18) affectant la neurotransmission et la plasticité neuronale.
    • Altération de la barrière hémato-encéphalique, facilitant l’entrée de médiateurs inflammatoires dans le système nerveux central.
    • Modulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), influençant la réponse au stress et les niveaux de cortisol.

    Perspectives thérapeutiques

    Des approches visant à restaurer l’équilibre du microbiote intestinal et à moduler l’inflammasome sont explorées, notamment :

    • Probiotiques et prébiotiques pour rétablir une flore intestinale saine.
    • Inhibiteurs de l’inflammasome NLRP3 pour réduire l’inflammation neuro-immune.
    • Interventions diététiques ciblant la composition du microbiote.
    • Stimulation du nerf vague pour moduler l’axe microbiote–cerveau.